Hervé BAUER
Métropole de Lyon
Auteur, Traducteur
- Récit-nouvelle
- Poésie
Biographie
Né à Paris en 1952, Hervé Bauer est poète et a enseigné la philosophie. Sa passion pour l'écriture le porte depuis l'enfance. Il a consacré tous les espaces laissés vacants par l'enseignement à l'écriture, à l'exploration de ses formes et métamorphoses. Il a publié plusieurs recueils de poésie et a collaboré à de nombreuses revues, parmi lesquelles "Java", "Boudoir", "Sigila" et "Larevue". Pour Hervé Bauer, il n'y a, en poésie, que des problèmes formels. Il dirait avec Baudelaire : "la beauté de conception et de style me suffit."
Propositions d’intervention de Hervé BAUER
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Public(s)
Tout public
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Type d'animation / Proposition
Lecture
Exemples et modalités
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Ce que Hervé BAUER aime partager et transmettre lors de ses activités de médiation
La lecture publique est le lieu privilégié d'un rapport qu'il faut veiller à garder authentique. Je l'envisage comme «exposition » de soi, sans autre complaisance à soi. C'est un acte d'élaboration et de reconnaissance d'une communauté esthétique. Mais les auteurs, c'est aussi « un » autre : le lecteur dans la solitude et la singularité de sa lecture silencieuse. Je ne suis pas certain d'avoir un public, mais me prends à « rêver » à ce patient, secret et retranché inconnu.
Découvrir les 10 publications de Hervé BAUER
Le tha et le na de Thanatos. To oa kai to na toy Oanatoy
Publié en 2022
Chez Editions L'Harmattan
Présentation
Le Tha et le na de Thanatos
To Θa Kai to na toy Θanatoy
Je convertirai en mots dorés
Les bâtons d'obscurité que j'ai solidement stockés
Dans le trésor de la poitrine.
Ensuite je prendrai la route
Avec des millions de poèmes
Dispersant à mes honnêtes concitoyens
L'héritage inattendu
De la pauvreté.
Publication
en novembre 2022
Chez Editions L'Harmattan
ISBN 978-2-14-030981-6
22 x 14 cm
14.5EUR
Disponible
Présentation
Recueil de poèmes en prose dont chaque récit explore les potentialités poétiques et esthétiques d'une locution en la prenant au pied de la lettre.
Publication
en décembre 2020
Chez Hippocampe éditions
ISBN 979-10-96911-38-7
21 x 14 cm
10EUR
Disponible
Présentation
Thanassis Hatzopoulos a dépeint en ces termes le geste du poète : « sur l'épaisseur disloquée du rien, traquant le verbe de la vie sur le terrain même que propose la mort ». La mort est le fil conducteur de Complexes et Germains. Elle est là, dès la naissance, manifestant la présence de la fin dans tout commencement. Vie et mort intarissables, enchevêtrées, incandescentes. C'est à cela que le poème répond, « voix vivante dans la grande communauté de la mort », mais aussi vaisseau conducteur de « l'amour qui recompose le sens à l'apogée de la vie ».
Cet emmêlement de défaite et de surrection, de flamme vive et de cendre, de construction et de destruction, le poème en devient l'icône même. Dans Complexes, première partie du diptyque, nous sommes exposés à des événements de langage où se conjoignent avec une vertigineuse intensité le magma et la forme accomplie, l'écheveau inextricable et le tissage splendide. De même assiste-t-on à de constants et rapides retournements des turbulences et des accalmies, du précaire et de l'infrangible, de l'être et du néant. La parole n'a de cesse de tresser l'émergence lumineuse et l'immersion dans l'obscur, prenant le risque de n'esquiver à aucun moment ni les puissances de la vie ni celles de la mort. Alors même que le poème est porté par une tension jamais relâchée vers le récit, il accueille ce qui attente à sa continuité narrative. Autrement dit, il intègre dans son faire les instruments du défaire, appelant à ce travail de sape et de relance du sens les ellipses et les enjambements. Les poèmes de Complexes se déploient en longues périodes qui plusieurs fois se brisent dans leur ressac, comme si la mort était matérialisée par une violence du vide au bout de chaque vers, avant que l'élan de la vague ne renouvelle le flux.
Le titre du premier volet du diptyque est polysémique et l'on peut considérer qu'il renvoie aussi aux mathématiques où le système des nombres complexes peut être défini comme une extension des nombres réels par un nombre imaginaire. Germains, le second volet du diptyque, se caractérise par une variation de tons, un tissage en apparence moins serré, avec des poèmes s'offrant parfois sous deux versions différentes, tels des frères jumeaux prenant des chemins distincts, voire des orientations inverses, révélant ainsi les potentialités d'une souche commune.
Publication
en janvier 2019
Chez La Rumeur libre éditions
ISBN 978-2-35577-153-8
20 x 15 cm
16EUR
Disponible
Présentation
À l'article de la mort baroque
en vains ornements que le néant subjugue
une à une asséchées les fontaines les divinités
sonnent creux sous le burin volubile de l'épouvante
...un bouillonnement sanglant de soleil éclabousse les linges crépusculaires
comme un cantique étranglé qui manque soudain de ciel
Hervé Bauer, pour qui connaît son oeuvre, n'est pas un « spécialiste » de l'écriture baroque ou inspirée du baroque. Cette dimension, chez lui, est plutôt nouvelle mais ce qui me requiert particulièrement c'est qu'elle vienne se greffer sur sa manière antérieure et qu'elle le fasse tout au long de ce recueil avant de s'imposer dans la cinquième et dernière partie : or celle-ci est constituée par trente et un poèmes comme la somme des quatre autres. C'est que le poète baroque compose (qui en douterait qu'il mette en regard la première solitude de Góngora et la seconde soi-disant inachevée !) en même temps que le poète moderne déconstruit.
Publication
en avril 2016
Chez Editions L'Harmattan
ISBN 978-2-343-09217-1
22 x 14 cm
13.5EUR
Disponible
Présentation
Des astres errants
Il s'agit, ici, de passer du poème, soit, pour moi, son resserrement, à la prose, comme respiration élargie, le souffle, cependant, çà et là, se raréfiant. Prose, ainsi, au sens où Mallarmé dit que « vers il y a sitôt que s'accentue la diction, rythme dès que style ». Quant à la narration, à chaque fois, elle naît de l'ébranlement d'une première phrase, son retentissement, une expansion s'ensuivant. Par ce commencement, le récit requiert sa tonalité, son espace, son climat propre. Délimite une aire souveraine de lecture. Dans son scintillement propre, toutefois, formant, avec les autres, comme une constellation.
Ma main ne faiblit pas. Je tiens fermement la plume. Les doigts crispé, même, sur son bec. Non que je craigne de l'échapper... une plume est si légère et la mienne, si j'ose dire, frémit encore du vent des vols anciens. Ou n'est-ce pas plutôt moi qui lui communique mon anxiété, tellement j'ai peur de me tromper, estropier un nom qui entrerait boiteux dans la chronique. Cela seul me fait serrer trop fort cet instrument funéraire qui m'est devenu un prolongement aussi naturel qu'à l'oiseau et dont j'ai oublié quand j'ai commencé à m'en servir. Le crissement de la plume sur le papier est donc le bruit de fond de ma vie en sous-sol. Accompagné, de loin en loin, du battement régulier des rames sur le fleuve.
Six textes percutants qui démontrent comment la poésie peut s'alimenter d'une prose tranchée et mystérieuse. Mais s'agit-il vraiment d'un genre littéraire puisque le poète unit l'aimant de la mort avec le souffle égaré, éclairé de la vie... L'arbre de vie et de mort est aussi un acte littéraire plein, reconnaissable entre toutes les nuits qui ceinturent la pleine lune.
Publication
en juin 2014
Chez Editions L'Harmattan
ISBN 978-2-343-03793-6
22 x 14 cm
14EUR
Disponible
Présentation
Hors Temazcal
« Nous avons traversé l'écluse comme on passe de la dernière lueur à la prière des eaux. Engloutie toute parure des dieux équivoques. Nous sommes entrés dans le mystère sans ouvrir de porte, en glissant de plus haut dans la passion légère comme un paysan osseux enduit de crépuscule ».
L'écriture trace son cercle magique autour des choses. Elles viennent s'y disposer en une constellation qui oriente nos plus beaux égarements. Ceux de l'aventurier comme ceux du rêveur. Car Michel Cassir s'aventure dans l'imaginaire et rêve le réel. Fidèle en cela au mot d'ordre surréaliste : « Dormir les yeux ouverts, agir les yeux fermés ». Toutefois, ce n'est pas seulement dans cette communication du rêve et de la réalité que la poésie de Michel Cassir s'apparente au surréalisme dont, par ailleurs, il assume le dépassement, mais aussi dans ce qu'on pourrait appeler un instinct magnétique de l'image...
C'est un monde nommé que nous rend la poésie. Celle de Michel Cassir se confond avec le mouvement de la marche. Le pas déclenche le chant. Et le vers déborde de distance. L'écorce terrestre sur laquelle marchent les hommes a l'épaisseur du mystère. Métal nocturne dont, par les moyens analogues de la poésie et de la chimie, Novalis, déjà, entreprit de chercher la formule. Écrire, ici, est mesurer l'étendue solaire qui nous sépare des dieux et puiser à la nuit sans fond : « ... démesure propre à l'être humain, de sonder les abîmes, de dévier la lumière ». Écrire comme marcher, la peau exaltée, sur les traces encore fraîches du départ.
Au-delà d'une oeuvre poétique exigeante, Michel Cassir place la poésie au centre même du mystère et de la quête humaine. De la fête intérieure à l'aventure des mots qui tentent de débusquer un sens plus fort à la dualité réel/imaginaire. La poésie rend aussi justice à la vie outragée. Elle s'approprie le bonheur au combat.
Publication
en mai 2012
Chez Editions L'Harmattan
ISBN 978-2-296-96755-7
22 x 14 cm
13EUR
Disponible
Présentation
Anthologie de la poésie grecque
1975 - 2005
Cette anthologie-ci « cueille » les poètes grecs contemporains qui ont « fleuri » (anthos = fleur) après la mort du Nobel de littérature de 1963, le poète Séféris ; l'enterrement de celui-ci, en 1971 à Athènes, fut l'occasion de la première grande manifestation au sein d'une Grèce plongée dans le noir et la terreur de la dictature des colonels.
C'est dans cette aube politique et poétique que les participants à cette anthologie ont commencé à publier ; ils continuent de vivre dans une société qui (re)prend le cours de l'histoire au milieu d'un ensemble de paradoxes : les restes ottomans survivent encore dans diverses habitudes du quotidien et, en particulier, à travers la corruption ; l'église, avec ses traits byzantins, est très influente ; cela contraste avec la volonté de cette société de se déclarer post-industrielle, alors qu'elle n'a jamais été industrielle ! Sa montée sur le char européen a mis l'accent sur une démocratie confrontée à l'enrichissement excessif de certaines couches sociales, ce qui a profondément malmené ses valeurs humaines. La poésie s'est trouvée, de ce fait, au premier plan de la « résistance » et du « dire vrai » face à l'envahissement des valeurs mercantiles tout en poursuivant son travail introspectif et son « regard existentiel » sur le sujet.
Publication
en janvier 2012
Chez Editions L'Harmattan
ISBN 978-2-296-56907-2
22 x 14 cm
38.5EUR
Disponible
Présentation
...je n'arrive pas à déchiffrer sur ma peau la date de péremption.
Dès la première cadence, Hervé Bauer nous tient au parfum, il s'agit bien d'aggravation(s) et on se demande jusqu'où ira cette spirale infernale où la peur peut apparaître comme la fiancée aveugle de la mort. Mais curieusement, le pluriel que souligne l'auteur porte en soi une sorte de rédemption.
qui tant
remua la terre pour y trouver
du ciel
La littérature est bien là pour prendre le relais de cette plongée en apnée au corps même de ce vide qui nous piège. Elle est ce voyage initiatique à travers les visages de la mort qu'elle provoque et libère. Et quel moyen d'exorciser la fragilité de la vie que de fréquenter ce théâtre imaginé de la mort, avec les grincements qu'il faut, mais aussi avec humour et subtilité... un art brut, taillé au canif, mais dans une quête toute mallarméenne d'un absolu, capté au revers des mots.
qui s'arrime au vers/à quoi ?
rime sa vie à
rien
...Aggravation(s), à travers des textes brefs et des mots qui veulent échapper à leur carcan, est une belle oeuvre d'acceptation de l'équation insolvable de la vie crispée sur la mort, de la mort qui soulève un terroir fertile et du poète qui est un passeur à mi-chemin entre la fatalité et l'éblouissement.
M. Cassir
Publication
en juillet 2008
Chez Editions L'Harmattan
ISBN 978-2-296-06122-4
22 x 14 cm
11EUR
Disponible
Présentation
Hervé Bauer enseigne la philosophie à Lyon. La rencontre de ses textes avec la peinture de Jacques Truphémus n'est pas fortuite car l'intuition qu'il a de la ville l'amène à une respiration semblable à celle de l'artiste et c'est celle de la poésie.
Jacques Truphémus, peintre des atmosphères lyonnaises, vit et travaille à Lyon et reste, dans ses dessins, fidèle aux embrumements des quais de Saône, aux couples dans les cafés, indistincts et vivants, aux fenêtres qui s'ouvrent sur des ciels dont la pâleur est éternelle.
Michel Sottet
Publication
en décembre 2006
Chez Editeur Huguet (Jean-Pierre)
ISBN
24 x 18 cm
15EUR
Disponible
Présentation
En vue d'accords nouveaux, John Cage «préparait» son piano, soit le désaccordait. C'est un peu ce que j'ai fait, ici, avec l'instrument du verbe. Opérant, non pas seulement sous l'état actuel de la langue, noir à travers les strates de siècles qui la constituent et, pour peu qu'on y prête l'oreille - ce qui est proprement le souci de la poésie - l'aggravent. Bichot définit la vie comme l'ensemble des fonctions qui résistent à la mort. On pourrait dire autant de la poésie, en tant qu'elle maintient au sein de l'entropie qui la hante, et ce à toute époque, l'énergie formelle.
(H. Bauer)
«datation de l'éternité au carbone 14
dans les circonstances finales de la Péroraison quand l'éloquence poreuse communique avec
la sortie la période n'ayant plus qu'à se régler sur la Vitesse terreuse.
En manière noire de célébration du pourrissement de la situation».
Publication
en juin 2005
Chez Editions L'Harmattan
ISBN
22 x 14 cm
11.5EUR
Disponible
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